Dans les hadîths sur les femmes, une belle parole de Mohammed dit : « Le meilleur croyant est celui qui jouit des bons caractères et qui traite bien les femmes ». D’autres par contre affirment : « Si une femme passe la nuit séparée de son mari (et ne répond pas à son invitation de coïter), les anges la maudissent jusqu’au matin ». Ou encore : « Si un homme appelle sa femme pour satisfaire un de ses besoins, elle doit répondre à sa demande même si elle prépare le pain auprès d’un four »[1].
La domination de l’homme sur la femme est pratiquée dans tous les continents. Même en Suisse. Mais il nous faut nous y opposer de toutes nos forces.
Question : Comment les imams de Suisse commentent-ils ces hadîths ? Et comment s’opposent-ils aujourd’hui à la domination de l’homme sur la femme ?
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» II.7. Les dhimmis, citoyens de seconde zone ?
Notes
[1] Cf. Al-Nawawi, Le jardin des saints serviteurs, Liban, vol. 1, chapitres 34 (De la bienveillance à l’égard des femmes) et 35 (Des droits du mari sur son épouse), p.193s.

) pour le texte complet, avec l’intégralité des notes en bas de page.
Commentaires
Bonjour Monsieur, le hadith que vous avez cité ici ne veut pas dire que la femme est un objet ou quoi ce soit d’autre du genre, simplement il est était mis dans un certain contexte, dans le contexte où la femme se permet de faire un chantage sexuel à son mari et c’est cela que l’Islam condamne ici, ceci ne veut en aucun prétendre dire que la femme doit aller au-delà meme de ses capacités
De plus, la femme a le droit de ne pas etre considérée comme une marchandise, un objet, lors de l’acte sexuel avec son mari :
Délami rapporte que le prophète Mohammed saws aurait dit : “Que l’un de vous n’assaille pas sa femme comme une brute. Dépêchez-vous un messager ! Mais quel messager, Envoyé de Dieu, lui demanda-t-on ? C’est l’embrassement, c’est la conversation intime répondit le prophète saws”
“Trois choses sont comptées comme des manques dans un homme. Premièrement, la rencontre de quelqu’un il voudrait faire connaissance et de prendre congé de lui avant avant d’apprendre son nom et sa famille. Deuxièmement, en repoussant la générosité qu’un autre lui montre. Et troisièmement, en allant chez sa femme et en ayant des rapports avec elle avant le fait de lui parler et le fait de gagner son intimité, en satisfaisant son besoin d’elle avant qu’elle a satisfait son besoin de lui.” (Daylami)
Le prophète saws a demandé des caresses amoureuses avant toute copulation ( préliminaires ), il a interdit que l’on pratique la copulation sans jeux d’amour et des caresses : “Va et prends pour femme une vierge que tu caresses et qui te caresse? Ne te met pas en coit avant de t’animer par des caresses” ( hadith rapporté par Al-Boukhari, sa 1ère partie, et par Jabir, sa 2e partie )
Le droit de ne pas etre violée par son époux :
Délami rapporte que le prophète Mohammed saws aurait dit : “Que l’un de vous n’assaille pas sa femme comme une brute. Dépêchez-vous un messager ! Mais quel messager, Envoyé de Dieu, lui demanda-t-on ? C’est l’embrassement, c’est la conversation intime répondit le prophète saws”
Le prophète saws a demandé des caresses amoureuses avant toute copulation ( préliminaires ), il a interdit que l’on pratique la copulation sans jeux d’amour et des caresses : “Va et prends pour femme une vierge que tu caresses et qui te caresse? Ne te met pas en coit avant de t’animer par des caresses” ( hadith rapporté par Al-Boukhari, sa 1ère partie, et par Jabir, sa 2e partie )
“Et parmi Ses signes figure le fait qu’Il a créé pour vous, de vous-mêmes, des épouses afin que vous éprouviez le repos auprès d’elles et qu’Il a mis entre vous amour et tendresse.” ( Sourate 30 – verset 21).
” Les croyants qui ont la foi la plus complète sont ceux qui ont les meilleurs caractères et les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs envers leurs femmes ” ( hadith Ibn Hibbane 9 / 483 )
” O croyants…..ayez un comportement correct envers votre épouse. Il se peut que parfois, vous avez du ressentiment envers elles, alors que Dieu en réalité a placé un grand bien en cela” ( Sourate 4, verset 19 )
“Trois choses sont comptées comme des manques dans un homme. Premièrement, la rencontre de quelqu’un il voudrait faire connaissance et de prendre congé de lui avant avant d’apprendre son nom et sa famille. Deuxièmement, en repoussant la générosité qu’un autre lui montre. Et troisièmement, en allant chez sa femme et en ayant des rapports avec elle avant le fait de lui parler et le fait de gagner son intimité, en satisfaisant son besoin d’elle avant qu’elle a satisfait son besoin de lui.” (Daylami)
Pour finir, la femme A AUSSI droit à des relations sexuelles, à vivre ensemble sa sexualité :
Cela est un devoir qui incombe aux deux membres du couple, et non pas seulement à la femme. Les Hadîths sont dans les deux sens (notamment celui de Ibn Amr, auquel le Prophète, énumérant les devoirs qu’il avait et lui demandant de ne pas exagérer : “… et ta femme a des droits sur toi…” ( rapporté par Al-Bukhârî ).
D’après Ibn Taymiyya, en susbtance : “La femme a le droit à une sexualité épanouie, autant qu’elle le désire.” (Majmû’ fatâwâ Ibn Taymiyya, tome 28 pp. 383-384 et tome 32 p. 271).
mimirLa base est que la femme est l’égal de l’homme sauf en ce qui la différencie de l’homme et vice-versa où, là, elle lui est complémentaire et vice-versa :
« Les femmes sont les sœurs des hommes » ( partie d’un hadith rapporté par Ahmad, Abu Dawud, Al-Tirmidhi et Ibn Majah, hadith jugé authentique par Al-Albani dans sa vérification de Sunan Al-Tirmidhi )
D’après Ibn Baz, le sens de ce hadith est que les femmes sont les égales des hommes, sauf dans ce quoi la Loi les différencie au niveau de la nature de la femme et celle de l’homme. En dehors de cela, la règle de base est qu’ils sont égaux.
Ibn Al-Athir dit dans Gharib Al-Hadith ( tome 2, page 142 ) que « les femmes sont les sœurs des hommes » signifie « leurs égales et leurs semblables dans les comportements et les caractères…….. »
Un jour, Umm Salama demanda à l’Envoyé de Dieu saws : « Pourquoi ne sommes-nous pas mentionnées dans le Coran au meme titre que les hommes ? » Dieu révéla alors le verset de Coran suivant : « Les musulmans et les musulmanes, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d’aumône, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur chasteté et gardiennes, invocateurs de Dieu et invocatrices : Dieu a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense » ( Hadith rapporté par Ahmad et An-Nasa’i + sourate 33 « Les Coalisés » – verset 35 ). => On voit ici que Dieu met les etres humains, hommes et femmes, sur un meme plan et qu’Il les rétribuera dans l’au-delà en fonction des œuvres salutaires qu’ils auront effectués ici-bas, sans distinction de sexe.
L’homme et la femme sont complémentaires et ils doivent se concerter ( la notion de shura ) :
« On vous a permis, la nuit d’as-Siyam, d’avoir des rapports avec vos femmes; elles sont un vêtement pour vous et vous etes un vêtement pour elles. ……. » ( Sourate 2 - verset 187 )
De même, des hadîths montrent le prophète saws recueillir le conseil de son épouse Khadîja après la première révélation, celui de Umm salama à Hudaybiyya, …
La femme n’est pas inférieure à l’homme, elle est complémentaire à lui : “Ne voulez que du bien aux femmes car elles sont vos assistantes. Vous les avez épousées, assurés de la protection de Dieu. Vous avez rendu licites leurs parties intimes grace à la Parole de Dieu. Vous avez sur elles des droits et elles ont sur vous des droits” ( hadith rapporté par Ibn Maja et Tirmidhi )
Le droit d’etre respectée par son époux :
L’homme est tenu de pardonner les erreurs de sa femme et ne pas faire cas de ses bévues ( = erreurs grossières commis par ignorance ou faute de jugement ) :
Le prophète Mohammed saws a dit : « Qu’un croyant n’exècre ( = hair ) pas une croyante, car il déteste en elle un défaut, il trouvera également en elle une qualité qui le satisfait » ( Hadith Mouslim 1469, 2 / 1091 )
Preuve que le Coran interdit le divorce pour une futilité du mari :
Le prophète saws a dit : “le divorce est la plus détestable chose licite auprès de Dieu”, il a dit aussi “Ne divorcez pas de vos femmes sur un simple soupçon. Dieu n’aime pas les intrigants et les intrigantes”.
De plus, l’Islam dit qu’il faut savoir pardonner, rester cool : l’homme est tenu de pardonner les erreurs de sa femme et ne pas faire cas de ses bévues ( = erreurs grossières commis par ignorance ou faute de jugement ) :
Le prophète Mohammed saws a dit : « Qu’un croyant n’exècre ( = hair ) pas une croyante, car il déteste en elle un défaut, il trouvera également en elle une qualité qui le satisfait » ( Hadith Mouslim 1469, 2 / 1091 )
“Parmi les signes de Dieu il est d’avoir créé de vous-meme votre moitié afin que vous demeuriez en harmonie auprès d’elles. Il a voulu entre vous amour et MISERICORDE” ( Sourate 30, verset 21 )
” Les croyants qui ont la foi la plus complète sont ceux qui ont les meilleurs caractères et les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs envers leurs femmes ” ( hadith Ibn Hibbane 9 / 483 )
” O croyants…..ayez un comportement correct envers votre épouse. Il se peut que parfois, vous avez du ressentiment envers elles, alors que Dieu en réalité a placé un grand bien en cela” ( Sourate 4, verset 19 )
Droit au respect en tant qu’épouse :
“Parmi les signes de Dieu il est d’avoir créé de vous-meme votre moitié afin que vous demeuriez EN HARMONIE AUPRES D’ELLE. IL A VOULU ENTRE VOUS AMOUR ET MISERICORDE” ( Sourate 30, verset 21 )
” Rapprochez-vous de VOS EPOUSES afin qu’il y ait entre vous intimité protectrice et réciproque ( LITTERALEMENT : ELLES SONT UN VETEMENT POUR VOUS ET VOUS ETES UN VETEMENT POUR ELLES ) …..” ( Sourate 2 - verset 187 )
” Les croyants qui ont la foi la plus complète sont ceux qui ont les meilleurs caractères et les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs envers leurs femmes ” ( hadith Ibn Hibbane 9 / 483 )
” O croyants…..ayez un comportement correct envers votre épouse. Il se peut que parfois, vous avez du ressentiment envers elles, alors que Dieu en réalité a placé un grand bien en cela” ( Sourate 4, verset 19 )
Ici le Coran montre que la femme doit recevoir de l’affection : ” Lorsque une femme craint désaffection et indifférence ( dans sa vie de couple ), alors qu’ils cherchent à se réconcilier. Cela est préférable car les ames sont portées à l’avidité…………” ( Sourate 4, verset 128 )
L’homme et la femme sont complémentaires et ils doivent se concerter ( la notion de shura ) :
« On vous a permis, la nuit d’as-Siyam, d’avoir des rapports avec vos femmes; elles sont un vêtement pour vous et vous etes un vêtement pour elles. ……. » ( Sourate 2 - verset 187 )
De même, des hadîths montrent le prophète saws recueillir le conseil de son épouse Khadîja après la première révélation, celui de Umm salama à Hudaybiyya, …
La femme n’est pas inférieure à l’homme, elle est complémentaire à lui : “Ne voulez que du bien aux femmes car elles sont vos assistantes. Vous les avez épousées, assurés de la protection de Dieu. Vous avez rendu licites leurs parties intimes grace à la Parole de Dieu. Vous avez sur elles des droits et elles ont sur vous des droits” ( hadith rapporté par Ibn Maja et Tirmidhi )
L’Islam demande l’amour dans le couple :
“Et parmi Ses signes figure le fait qu’Il a créé pour vous, de vous-mêmes, des épouses afin que vous éprouviez le repos auprès d’elles et qu’Il a mis entre vous amour et tendresse.” ( Sourate 30 – verset 21).
L’Islam demande d’avoir de la bonté pour l’autre partenaire du couple :
Une nuit, alors que le Prophète ne trouvait pas le sommeil, son épouse Aïcha lui dit : “Que t’arrive-t-il ô Messager de Dieu ?” (rapporté par Ahmad).
Le Prophète lui-même, raconte Aïcha, “prenait soin de moi de façon particulière (al-lutf) lorsque j’étais malade” (rapporté par Al-Bukhârî).
L’Islam demande de s’embellir pour l’autre partenaire du couple autant que possible :
Ibn Abbâs disait : “J’aime m’embellir pour ma femme comme j’aime qu’elle s’embellisse pour moi…” (cité par At-Tabarî).
Les époux doivent avoir une juste confiance en l’autre et pas etre excessivement jaloux :
Le prophète saws a dit : “Il y a une jalousie ( ghayrah ) que Dieu aime et une jalousie qu’Il n’aime pas. La jalousie que Dieu aime est celle qui apparaît au moment d’un problème réel ( ar-rîbah ). Et la jalousie que Dieu n’aime pas est celle qui existe alors qu’il n’y a pas de problème ( rîbah )” ( hadith rapporté par Aboû Dâoûd ).
Le mari doit aider son épouse dans les affaires du ménage ( d’après certains savants, s’il en a les moyens, il doit employer une femme de ménage, par exemple ) :
« Le prophète saws était, chez lui, au service de sa famille, raconte son épouse Aïcha. Puis, lorsque venait l’heure de la prière, il sortait accomplir celle-ci » ( hadith rapporté par Al-Bukhârî ).
« Jâbir ibn Abdillâh, ayant invité le Prophète à manger chez lui, aida sa femme à préparer le repas » ( hadith rapporté par Al-Bukhârî).
L’épouse ne doit pas être seule pour éduquer les enfants, le mari doit l’y aider :
« Le prophète saws avait ainsi enseigné à Omar ibn Abî salama, fils de son épouse Umm salama, les règles d’usage à observer lors des repas » ( hadith rapporté par Al-Bukhârî).
L’homme est tenu de garder les secrets de sa femme ( surtout les rapports intimes ) ou, dans le cas d’un divorce par exemple, de son ex-femme :
Le prophète Mohammed saws a dit : « Parmi les pires gens auprès d’Allah le Jour de la Résurrection, il y a l’homme qui après avoir eu des rapports intimes avec sa femme, se met à divulguer son secret » ( Hadith Mouslim 1437 , 2 / 1060 )
POUR FINIR :
Le droit à l’éducation, au savoir, à l’instruction et le droit d’occuper un poste important, etre une grande intellectuelle et meme à etre plus reconnue que des hommes de son domaine pour ses compétences :
Le Coran : “Dis : “Sont-ils égaux, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ?” Seuls les doués d’intelligence se rappelent” ( Coran 39/9 )
Un jour, une femme s’est présentée au Messager d’Allah saws et lui dit : “O Messager d’Allah ! Les hommes ont reçu la majeure partie de tes enseignements ( qui leur sont adressées ), accorde-nous donc s’il te plait un jour pour nous apprendre ce que Allah t’a enseigné”. Ce à quoi le prophète Mohammed saws répondit : “Vous pouvez vous réunir tel et tel jour”. Elles se sont ainsi réunies et le Messager d’Allah saws leur a appris ce que Allah lui avait enseigné.
Dans les livres d’histoire, il est mentionné que Echafa El ‘Adawiyya, une femme de la tribu des Banu ‘Adi, une des parentes de Omar Ibn El Khattab, était un auteur de l’ère pré-islamique et avait enseigné l’habitude d’enseigner à des jeunes filles. Hafsa Bint Omar était parmi ces filles qui apprenaient à lire et à écrire grace à elle avant qu’elle n’épouse le prophète Mohammed saws. Et meme après qu’il l’eut épousée, le prophète Mohammed saws demanda à Echafa El ‘Adawiyyah de continuer à enseigner Hafsa, sa femme, et à la former afin qu’elle excelle dans l’art de la lecture et s’améliore à l’écrit.
L’instruction pour les femmes s’est perpétuée durant toutes les décennies de la civilisation islamique et se vérifiait par la supériorité de beaucoup de femmes et leur notoriété dans les sciences du Saint-Coran, du hadith, de la jurisprudence, de la littérature et dans diverses branches du savoir, de la science et des arts.
Il existait, parmi elles, des préceptrices grace auxquelles les plus célèbres des grands noms de l’Islam sont apparus :
Tout d’abord, n’oublions pas Aicha, la mère des croyants, qui excellait dans divers domaines du savoir. Aicha, épouse du prophète saws, était supérieure à toutes ses contemporaines dans le savoir et dans la religion. Elle dépassait meme beaucoup de savants parmi les compagnons masculins du prophète Mohammed saws. Un de ces contemporains la décrivant d’ailleurs ainsi : “Je n’ai jamais vu personne plus versé que Aicha dans la jurisprudence, en médecine ou en poésie”. En fait, elle est aussi considérée comme l’une de ceux qui ont transmis le plus grand nombre de hadiths du prophète Mohammed saws.
Les historiens évoquent Nafissa Bint El Hassan Ibn Ali, qui est de la lignée du prophète saws, en dehors du fait qu’un célèbre mausolée du Caire lui est dédié, elle tenait des conférences religieuses en Egypte qui est devenue l’imamat d’un grand nombre de chercheurs. Il était en outre rappelé que l’imam Echafi’i, le fondateur d’une des quatre écoles de jurisprudence islamique, avait l’habitude de se rendre à son assemblée pour écouter ses conférence sur les hadiths du prophète Mohammed saws.
Abou Hayyan, le célèbre interprète du Saint-Coran, a cité 3 femmes parmi ses professeurs, Mou’nisa El Ayyoubiyya, la fille du Sultan El Adil ( qui est le frère de Salah Eddine El Ayyoubi, Saladin en français ), Zeinab, la fille de l’historien voyageur Abdelatif El Baghdadi, et Chamiyya Ettamimiyya.
Il y a ausssi Fatima Bint Ala Eddine Essamarqandi qui était une merveille d’intelligence et de génie, elle a été élevée au sein d’une famille qui appréciait tout à la fois le savoir et le bénévolat. Son père était un des plus célèbres spécialistes de jurisprudence islamique. Elle était très versée dans le domaine de la jurisprudence.
La maitrise de la jurisprudence de Fatima lui permettait de corriger son mari, Cheikh Ala Addine El Kasani, un des étudiants de son père (surnommé “le Roi de Savants”), lorsqu’il se trompait dans les questions juridiques. Lorsque son père traitait des requetes, la réponse qui s’ensuivait portait sa signature ainsi que celle de son père.
Le célèbre historien Ibn ‘Asakir expliquait que le nombre de précepteurs féminins dépassait les 80. Par ailleurs, Ibn Hazm, un des imams et spécialiste de jurisprudence parmi les plus célèbres et le fondateur d’une des écoles juridiques, rappelait “J’ai été élevé sur les genoux d’une femme (c’est-à-dire sous leur protection) et j’ai grandi parmi elles. Elles étaient celles qui m’ont enseigné et récité beaucoup de poèmes et elles m’ont appris à m’améliorer à l’ écrit”.
Les livres d’histoire et les autobiographies abondent de centaines de grandes personnalités féminines musulmanes qui ont excellé dans divers domaines. Parmi elles, il existait des poétesses pleines d’esprit telle que Wallada Bint Moustakfi, des médecins de génie telle que la fille d’Abou Bakr Mohammed Ibn Marwan ibn Zahr, qui est devenue l’un des médecins les plus célèbres de son époque.
mimirBien plus encore, certaines d’entre-elles ont participé à la fondation d’un certain nombre d’institutions intellectuelles et de grandes écoles. A titre d’exemple, la dame de Syrie, El Khatoum, soeur de Saladin, a construit une grande école à Damas, alors que la princesse du Hadjaz, Khound Titr, qui était la fille du Sultan d’Egypte, fondait une école au Caire connue sous le nom de l’école Hidjaziyya.