Un hadîth (propos de Mohammed) dit : « Celui qui change de religion, tuez-le »[1].
Il n’est pas acceptable que dans plusieurs pays du monde, et même en Suisse[2], des musulmans qui ont changé de religion aient été, ou soient, menacés de mort (et tués).
Question : Comment les musulmans comprennent-ils ce texte aujourd’hui ?
Lire la suite :
» II.2. La Fatiha et le regard sur les autres traditions religieuses.
Notes
[1] Sur ce sujet, cf. le livre édité par Ibn Warraq, Leaving Islam. Apostates speak out, New York, Prometheus Books, 2003, p.16-32 pour la présentation du hadîth et des différentes interprétations juridiques. Cf. aussi Abdullah Saeed et Hassan Saeed, Freedom of Religion, Apostasy and Islam, Aldershot / Burlington (VT), Ashgate, 2004 et la présentation de ce livre par Religioscope http://religion.info/french/articles/article_197.shtml où les auteurs montrent que la majorité des savants musulmans tiennent aujourd’hui encore à une lecture pré-moderne stricte (l’apostasie devant être punie par la mise à mort) ; qu’une minorité de savants musulmans tiennent à une lecture pré-moderne avec restrictions (l’apostasie doit être punie par la mort quand il y a trahison envers l’Etat) ; qu’une autre minorité de juristes (dont les auteurs du livre) veulent repenser l’apostasie en tenant compte des circonstances nouvelles d’aujourd’hui.
[2] Par exemple, le pasteur Claude Molla.

) pour le texte complet, avec l’intégralité des notes en bas de page.
Commentaires
Dans certains pays “islamiques”, le musulman qui quitte l’islam sans pour autant attaquer l’Islam a une sentence de mort, ils s’appuient sur ce hadith que vous citez qui attribué au prophète Mohammed saws et dit de tuer ce genre de personnes.
Il est vrai que ce hadith existe mais ces pays ne sont pas honnêtes parce que ce hadith n’est pas à portée générale, il parle des personnes qui, au temps de l’État islamique du prophète Mohammed saws, entraient dans l’Islam seulement pour avoir des informations sur la stratégie défensive de la communauté musulmane, la Oumma, pour, après , communiquer ces informations à leurs communautés, certaines communautés ennemies de la Oumma.
Pour cette raison, le prophète Mohammed saws, la Oumma et ses amis étaient en grand danger et pour réduire cette menace, il y a eu cette punition.
Mais, lorsque ses amis désiraient tuer certains traîtres, le prophète Mohammed saws a refusé de pratiquer ce châtiment pour les traîtres, même pour les traîtres qui communiquaient après avec les Quraysh sur sa stratégie défensive pour mieux essayer de le tuer, le prophète Mohammed saws leur répondit qu’il ne veut pas que l’on dise après qu’il a tué des gens qui étaient parmi sa communauté :
Quand ses compagnons lui ont demandé de les condamner à mort, il ( le prophète Mohammed saws ) a refusé : “je ne veux pas que les gens disent que Muhammad tuent les siens”, a-t-il répondu.
Omar, un compagnon du prophète Mohammed saws, a condamné le fait que quelques personnes de la tribu Banu Bakr ont été tuées par ce châtiment pour cette raison et Ali ibn Abi Talib et Ibn Abbas ont parlé de la possibilité de ce châtiment seulement pour les hommes de la sorte et non les hommes âgés, parce qu’ils disaient que les femmes et les personnes âgées ne constituent pas un danger.
Les musulmans qui quittent l’Islam sans problèmes ne sont pas confrontés à cette sanction, par exemple Ubaydallah Ibn Jahch qui est devenu chrétien et pratiqua le culte chrétien, n’a eu aucun problème.
Concernant l’apostasie, l’histoire bibliographique du Prophète saws ne contient aucune information crédible affirmant la mise en exécution d’une sanction pour l’apostat.
Par contre, nous avons le Traité de Hudaybiya qu’il a lui-meme signé avec Quraysh, encore idolatre.
mimirParmi ces articles, il est mentionné qu’il ne devait pas interdire à celui qui quitte la communauté de rejoindre les Qurayshites et donc de quitter l’Islam pour l’idolatrie. Cet article du Traité est rapporté par Muslim et omis par Bukhari.